Le viager occupé : DUH ou usufruit ?
Comprendre la différence en 5 minutes

Le principe du viager occupé
Dans un viager occupé, le vendeur (crédirentier) reste vivre dans son logement après la vente, jusqu'à son décès. Ce maintien dans les lieux repose sur un droit réel, qui peut prendre deux formes : le droit d'usage et d'habitation (DUH), ou l'usufruit. Le choix entre les deux change ce que le vendeur peut faire du bien — et qui paie quoi.
DUH ou usufruit : le tableau comparatif
| DROIT D'USAGE ET D'HABITATION | USUFRUIT |
Le vendeur peut habiter le bien | Oui | Oui |
Le vendeur peut louer le bien | Non | Oui, et en percevoir les loyers |
Qui paie la taxe foncière | En gé néral l'acheteur | Le vendeur (art. 605 C. civ.) |
Qui paie l'entretien courant | Le vendeur, en général | Le vendeur (art. 605 C. civ.) |
Qui paie les grosses réparations | En général l'acheteur | L'acheteur (art. 606 C. civ.) |
Répartition fixée par la loi ? | Non : à préciser dans l'acte | Oui, par défaut |
Valeur du droit | Plus limitée | Plus étendue |
Grosses réparations : gros murs, voûtes, poutres, toiture, murs de soutènement et de clôture (art. 606 C. civ.).
À retenir
Le DUH, c'est le droit d'y vivre. L'usufruit, c'est le droit d'y vivre ou d'en tirer un revenu.
Avec l'usufruit, la répartition des charges (taxe foncière, entretien, grosses réparations) est fixée par le Code civil.
Avec le DUH, rien n'est automatique : tout doit être précisé dans l'acte de vente notarié.
En pratique, le DUH coûte souvent moins cher en charges à l'acheteur qu'un usufruit — un point à négocier au cas par cas.
Madame Auger Immobilier · Atelier du Viager
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